L’impact du numérique sur le réchauffement climatique

Data center, échange de données, poids des images,… et si on éclairait tout ça ?

Après la chasse au pétrole, la guerre aux SUV, la lutte contre le suremballage, ou encore la fin des pailles en plastiques, c’est au tour du numérique de se faire taper sur les doigts pour mauvaise conduite environnementale.

Fabrication des équipements, énergie liée à la consommation électrique,… Selon The Shift Project, la pollution numérique augmente de 9% par an, et représentait 3,7% de la totalité des émissions mondiales en 2013. Comment expliquer simplement l’impact du numérique sur l’environnement ?

Comprendre le poids d’une lettre semble évident, pourquoi ? Nous parlons d’un objet réel, et de concret. Pourtant, les emails ont aussi un poids que nous avons du mal a estimer car nous ne pouvons pas le porter physiquement. Bien entendu, envoyer un email est bien plus propre que d’envoyer un courrier classique.

Les échanges d’emails sont bien plus nombreux que nous ne pouvons l’imaginer ; ils seraient environs 8 à 10 milliards a être envoyés par heure (hors spam).

Mais comment ça fonctionne l’envoi d’un email ?

Une fois que vous avez cliqué sur « Envoyer », votre email quitte votre poste pour le data center de votre fournisseur d’accès qui va à son tour l’envoyer au fournisseur d’accès de la personne concernée en transitant par divers points relais jusqu’à arriver dans la boite de réception de la personne adressée. 

Vous n’avez rien compris ? 

Ce n’est pas grave ; l’important est de retenir que toutes ces actions sont très énergivores, et consomment beaucoup de ressources électrique entre le transfert de données sous forme d’impulsion électrique et le stockage d’informations. Il faut savoir qu’une donnée numérique traverse, en moyenne, près de 15 000 km. Ce parcours n’est pas linéaire et passe par plusieurs point relais qui en relançant le signal consomment de l’énergie.

Toujours pointé du doigt, l’email n’est pas le seul responsable de la pollution numérique. Les sources de la pollution numérique sont très nombreuses…

Comment partager du contenu proprement ?

Les GIF de chats, bien que très appréciés de la communauté numérique, sont une source de pollution potentielle tout comme un rapport PDF sur l’évolution de la consommation de viennoiseries chez les jeunes de 14 à 19 ans entre mai 2017 et juin 2018 avec des images en très haute définition. 

Loin de l’idée d’une dictature visant à supprimer tous les supports visuels d’internet, il serait néanmoins intéressant d’alléger ceux qui ne nécessitent pas une qualité maximale. Chaque élément diffusé sur internet à un poids, exprimé en Octet (unité de mesure numérique).

Bien souvent réduire le poids (la qualité) d’une image ou d’un document n’est même pas perceptible par l’oeil humain, mais peut avoir une vraie influence à l’échelle de milliards de documents échangés sur le web. En particulier lorsque certains éléments visuels n’apportent pas de valeur au contenu.

Prenons un exemple

Concrètement, chaque élément visuel ou sonore (vidéo, image, PDF,…) est composé d’informations (pixel, Hertz, bits,…). Néanmoins, ces informations peuvent être compressées et allégées. La compression revient à supprimer des informations pour alléger des éléments. Il ne s’agit pas de rogner votre N+1 des photos d’équipe, mais plutôt des supprimer des pixels peu utiles. En utilisant d’autre termes ; cela revient à nuire à la qualité de l’image, mais cette action est quasiment invible si nous le faisons avec modération.

Et voilà, 30% de stockage économisé sur cette image !

Internet ; l’outil paradoxal ?

Internet est invisible, impalpable, et pourtant lourd de conséquences. Ce sont les équipements physiques qui permettent le bon fonctionnement d’internet et les appareils qui y sont connectés qui produisent le plus d’équivalent Co2.

Recensés à plus de 9 milliard en 2010, et toujours plus nombreux, leur fabrication produit une grande quantité de pollution. La production d’équipements électroniques est responsable de l’épuisement de nombreuses ressources qui deviennent de plus en plus rares et qui subissent un traitement chimique très polluant. De plus, cette production est souvent associée à des émissions des gaz à effet de serre liées au transport de ces composants que l’on trouve dans des zones géographiquement éloignées.

Changer ses habitudes est un défi dans certaines entités où les processus sont établis. Néanmoins, de nombreux usages peuvent être optimisés pour limiter la consommation de ressources et une pollution certaine. Le premier pas est la prise de conscience, maintenant il est temps d’organiser la transition vers une organisation plus (éco)responsable.

Le rapport « Pour une sobriété numérique » du collectif The Shift Project propose des actions conrêtes à mettre en oeuvre dans les organisations. Parmis elles, on retient notamment la mise en place d’une plateforme collaborative. De nombreux outils en ligne comme interStis permettent d’organiser cette transition vers des pratiques numériques raisonnées.

Sources : Ademe et The Shift Project


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